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Un territoire à préserver

Cadre de Vie

Les alternatives aux traitements chimiques

Parmi les produits phytosanitaires (appelés couramment "pesticides"), il faut distinguer les insecticides, les fongicides, les herbicides conçus pour lutter contre les insectes ravageurs, les champignons, les "mauvaises" herbes.

Les produits fertilisants, quant à eux, sont destinés à nourrir les végétaux (engrais) et augmenter la qualité des sols (amendements).

Leur impact est loin d’être négligeable : ils polluent l’eau et le sol. En intégrant le cycle de l’eau, on les retrouve dans les rivières et les nappes phréatiques, et en intégrant la chaîne alimentaire, c’est dans notre assiette qu’on on les retrouve. L’utilisation intempestive des produits phytosanitaires augmente l’apparition d’espèces résistantes qui, de plus, intègrent ces produits et les propagent.

C'est pourquoi, depuis le 1er janvier 2019, l’usage des pesticides de synthèse par les particuliers est interdit grâce à l’entrée en application de la loi Labbé.

1. Quelles techniques de désherbage ?

  • La prévention par le paillage naturel, le mulching, les plantations couvre-sol, le sable de rivière (sur 10 cm d’épaisseur) voire les déchets de tonte préalablement séchés (sur 5 cm) : ces techniques permettent de contrôler la végétation spontanée par l’étouffement.
  • Le binage : c'est encore la meilleure méthode pour venir à bout des indésirables. Il suffit de ne pas se laisser prendre de court et de biner régulièrement. Travailler de préférence par temps chaud : les jeunes poussent dépérissent par déshydratation.
  • Utilisez l'eau de cuisson de légumes ou féculents encore chaude et versez-la sur les mauvaises herbes. A renouveler régulièrement pour en arriver à bout petit à petit.
  • Et pourquoi ne pas opter pour les pas japonais, faciles à mettre en place, pratiques à entretenir et esthétiques ?

2. Les fertilisants (engrais et amendements) naturels

  • Fabriquez du compost à partir des déchets verts et de cuisine (tontes d’herbe, fleurs fanées, branches broyées, feuilles mortes, épluchures de fruits et légumes ...). Il s’agit d’un engrais naturel de très bonne qualité qu’il faut épandre en fines couches (1 à 5 L/m²) et incorporer superficiellement au sol par binage (sur 5 à 15 cm).
  • Utilisez des engrais verts. Il s’agit de cultiver des plantes à croissance rapide lesquelles constitueront une forte quantité de matière organique, de les détruire et de les enfouir sur place pour améliorer l’aptitude culture du sol (propriété physique, chimique et biologique). Outre l’enrichissement du sol, cette technique culturale permet de lutter contre les mauvaises herbes et de limiter le drainage. Il en existe des «universels» adaptés à tous les types de sols tels que la phacélie (semis : au printemps ou en juillet/août) et la moutarde blanche (semis : de mai à août/septembre).
  • Préparez du purin de compost pour vos jardinières en faisant macérer du compost mûr dans de l’eau durant 3 à 5 jours. Ou privilégiez les engrais à libération rapide. Il en existe des naturels sous forme liquide qui apporteront rapidement à vos plantes annuelles les nutriments nécessaires.

3. Les alternatives aux insecticides

Posez-vous les bonnes questions : est-ce que le confort de ne plus avoir d’insectes vaut l’extermination des autres, la rupture de l’équilibre du jardin, la pollution de l’eau et des produits du jardin ? Inutile de sortir l’artillerie lourde pour quelques pucerons. Au contraire, vous supprimerez au passage les coccinelles, à savoir vos alliées, qui ne seraient plus là pour réguler les populations de pucerons en cas de nouvelle invasion.

Revenez aux recettes de grand-mères : purin d’ortie ou de fougère contre les pucerons, marc de café et cendre contre les limaces, larves de coccinelles contre les pucerons, fleur de soufre contre les  fourmis. Attention, même si ces méthodes sont naturelles, elles peuvent perturber l’équilibre de votre jardin.

Installez vos plantes au bon endroit : une plante est plus sensible aux parasites et aux maladies lorsqu’elle n’est pas implantée dans un sol qui lui convient.

Fabriquez un piège écologique pour les chenilles dans les pommes et les poires. Il est possible d'installer une bande-piège faite maison avec du carton ondulé d'une vingtaine de centimètres de large enroulé autour d’un tronc de pommier ou poirier (à 2 cm du sol), maintenu par un petit cordage.
Les larves de carpocapses (le fameux "ver" du fruit qui est en réalité une chenille) vont s’y abriter pour se métamorphoser. Il faut installer la bande dès le mois de juin et la retirer en septembre pour ensuite les détruire, en les brûlant par exemple. Pas très esthétique mais très efficace d’année en année.

En cas de doute sur une maladie ou sur une invasion par un insecte ou une larve, le diagnostic par un professionnel peut devenir indispensable.

Mauvaises, vous avez dit mauvaises ?

On les appelle les mauvaises herbes. Sans doute parce qu’elles concurrencent nos plantes ou ne répondent pas à nos critères esthétiques.
Cette réputation qui leur colle à la tige n’est pourtant pas toujours justifiée : plantes couvre-sol, plantes améliorant le sol, plantes attirant la faune auxiliaire du jardinier, purins ou extraits de plantes insecticides ou fongicides, plantes comestibles, médicinales ou décoratives, nos «mauvaises» herbes peuvent être tout cela à la fois.

La recette du purin d’ortie

Laissez macérer à 18°C, 10 kg d’orties hachées grossièrement pour 10 litres d’eau,

  • de 12 à 24 heures pour obtenir un effet insecticide et fongicide contre le mildiou, l’oïdium, les acariens et les pucerons.
    Diluez 5% (1 pour 20) et pulvérisez sur les feuilles.
  • de 10 à 15 jours pour servir d’engrais et de stimulateur de croissance.
    Diluez à 10-20% (1 pour 10 ou 5) et arrosez au pied des plantes

Attention, même si ce purin est naturel, il peut perturber l’équilibre de votre jardin et doit être manipulé avec précaution.

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