Les parades aux inondations
Il n'existe pas de solution universelle pour éviter les inondations, car les problèmes diffèrent considérablement d'une commune à l'autre en fonction de la topographie, du degré d'urbanisation de la commune, des réseaux et des ouvrages d'épuration existants, de la fragilité du milieu naturel, etc.
La meilleure prévention consiste à gérer l'eau là où elle tombe ou, à défaut, à organiser ses débordements. Au quotidien, une bonne gestion du réseau représente la plus sûre garantie.
Le stockage temporaire des eaux pluviales
Pour stocker temporairement les eaux de pluie, on utilise des bassins d'orage. Ces grands bassins, à ciel ouvert ou enterrés, reçoivent le flux d'eaux pluviales et les restituent plus tard au réseau avec un débit régulé pour éviter les engorgements.
Le stockage des eaux |
Avec le concours de La Générale des Eaux, le Coeur d'Ostrevent gère et entretient 400 km de réseaux d'assainissement auxquels s'ajoutent 40 km de réseaux séparatifs communaux d’eaux pluviales.
Ce réseau est constitué de tuyaux, de stations de pompage, de bassins de stockage créés au fils des ans pour suivre le développement de l'urbanisation. Le Coeur d'Ostrevent va y installer des appareils de mesure pour mieux connaître et surtout prévoir les réactions de ce vaste labyrinthe truffé d'ouvrages.
Objectif : l'adapter le plus efficacement possible pour en améliorer la capacité et le fonctionnement. Cette action ambitieuse prendra plusieurs années, mais l'enjeu est de taille.
Les techniques alternatives
Introduites depuis une quinzaine d'années en France, les techniques alternatives sont désormais éprouvées et efficaces. Elles regroupent toutes les techniques de gestion des eaux pluviales ne faisant pas appel aux tuyaux collecteurs. Utilisables par tous, elles sont fondées sur l'infiltration et le stockage.
Selon la nature du sol ou la configuration du terrain, les particuliers peuvent par exemple installer des puits d'infiltration (a) qui assurent le transit des eaux de gouttière vers les couches perméables du sol, ou opter pour un système de tampon (une cuve avec un débit de fuite) (b) pour retarder l'envoi de l'eau vers les fossés et les rivières.
L'alternative consiste à retenir l'eau sur le toit et à la relâcher à faible débit (c).
Dans les cours, l'enrobé classique peut être remplacé par un revêtement poreux afin de diminuer les surfaces imperméables. Les aménageurs et les collectivités disposent d'outils bien plus nombreux encore.
Il existe ainsi des chaussées poreuses (d) (en enrobé ou en pavés) par lesquelles l'eau peut s'infiltrer facilement dans le sol ; D'autres ont une structure réservoir qui permet le stockage provisoire de l'eau dans le corps de la voirie.
Réduire la largeur des trottoirs au profit de boues (bandes engazonnées) constitue également un bon moyen de faire pénétrer l'eau dans le sous-sol (f).
Des solutions d'autant plus intéressantes que les noues, associées aux bassins de retenue, constituent des espaces verts qui embellissent la ville.